Maintenant critique de "Le scaphandre et le papillon"
de Julian Schnabel
avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner
(2007)
Catégorie : drame Durée : 1h52
Je suis allé voir ce film avec ma copine. Je connaissais vaguement
l'histoire, je savais que c'était un film qui pouvait être "dur", c'est
tout ce que j'en savais. Et je la remercie d'avoir eu cette idée en ce
samedi soir dernier.
Histoire
C'est
une histoire vraie, celle arrivée en 1995 à Jean-Dominique Bauby,
rédacteur en chef d'un magazine féminin très connu, et père de deux
enfants. Après un accident cérébral, il est atteint du "locked in
syndrome", à savoir qu'il ne peut plus bouger, parler, et est sous
assistance respiratoire Le seul élément de son corps qui fonctionne est
son oeil droit. Grâce à cet oeil, il apprend à communiquer en clignant
des yeux, et écrit un livre, qui est le titre du film.
Mon avis
Le début du film prend à la gorge. Nous sommes à la place de Mr Bauby
quand il sort de son coma. C'est flou, la voix off est omniprésente, le
sentiment de malaise nous envahit. Puis l'histoire se déroule et on
découvre la vie lorsque l'on n'a qu'un oeil à bouger. On découvre un
personnel d'hospitalier fabuleux, l'amitié, l'amour vital de la
famille, entre présent et quelques flashbacks de la vie d'avant
l'accident.
On découvre surtout le courage de cet homme, qui
écrit ce livre à l'aide d'une jeune femme avec qui il devient complice,
à qui il "dictera" ses pensées à l'aide d'un alphabet qu'elle récitera
sans cesse, lui l'arrêtant d'un clignement d'oeil.
C'est
admirablement joué, et l'on se retrouve calé dans son siège, bousculé
par des scènes dures (notamment le coup de fil de son père, cloitré
chez lui), et un humour d'auto-dérision qui vous amène à sourire sur un
sujet difficile. On se pose des questions sur la vie dans cet état, sur
le courage et la détermination lorsque l'on a plus rien, sur l'amour
des autres. Bref, bravo Mr Schnabel, faire un film aussi touchant et
parfois presque léger, d'une histoire aussi tragique, c'est du grand
art.
Mon seul reproche, quelques longueurs, notamment lorsque
Jean-Do comme ils l'appellent, doit s'exprimer, à l'aide d'un alphabet
que ses interlocuteurs dictent sans cesse afin qu'il forme ses mots en
les arrêtant d'un clignement d'oeil.
Mais c'est bien maigre face à ce film magnifique qui reste en mémoire longtemps après sa vision. A voir absolument!
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